Demain je prends mon cartable, c'est la rentrée.
Oui, le premier jour ouvrable d'octobre était le jour de rentrée après les deux mois et demi de vacances d'été commencées le 15 juillet.
Que ceux qui ont connu ce calendrier lèvent le doigt... Ils ne sont pas nombreux en effet... et pas très jeunes non plus ! Hum... enfin bref, passons... l'extrait est ci-dessous :
(Faut-il rappeler qu'à cette époque il y avait classe le samedi et que les jours de repos étaient dimanche et jeudi)
La IIIe République uniformise les congés scolaires des premier et second degrés (écoles, collèges et lycées) par un arrêté en date du 11 février 1939 :
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Toussaint |
Noël et nouvel an |
Mardi gras |
Pâques |
Grandes vacances |
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1 et 2 novembre |
23 décembre au 2 janvier |
Lundi, mardi, mercredi et jeudi ou que le mardi suivant les circonstances |
2 semaines |
Du 15 juillet au 30 septembre |
Ces 10 semaines de congés accordées en été exauçaient les vœux des populations paysannes. En 1950, 49% de la population française exerçait encore une profession rurale. La moisson et les vendanges s’étalaient d’août à la fin septembre et exigeaient la présence de nombreux bras, dont ceux des adolescents scolarisés.
Cependant, l’instauration des congés payés, la grande victoire du mouvement ouvrier de 1936, bouleverse complètement la belle ordonnance du calendrier scolaire.
En effet, à partir 1955, avec l’aisance économique accompagnant « les trente glorieuses », de très nombreuses familles salariées partent régulièrement en vacances dès le 1er juillet, désorganisant l’agencement de la fin de l’année scolaire située entre le 1er et le 15 juillet.
L’école doit suivre le mouvement amorcé. Dès 1960, la rentrée est avancée au 16 septembre et le début des grandes vacances est fixé au 28 juin en 1961. C’est alors que les grandes vacances atteignent leur maximum, 10 semaines de congé. La population agricole étant encore importante, et la petite paysannerie ayant toujours besoin de l’aide des adolescents, la circulaire fixant le calendrier scolaire de l’année 1960/1961 précise qu’i
Il est prévu des autorisations d’absences entre les 15 et 30 septembre accordées par l’Inspecteur d’académie, sur demande des personnes responsables, aux enfants ayant au moins douze ans qui sont occupés aux travaux agricoles (article 5, loi du 28 mars 1882), dans les départements viticoles compte tenu des travaux de vendanges (Circulaire du 19 septembre 1960).
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